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Arkham

Entrevue avec le projet Black Metal Arkham, originaire de France.

Arkham est un projet Black Metal originaire de France, dont le concept est entièrement basé sur l'oeuvre de l'écrivain H.P. Lovecraft.

Auguste Picard a rencontré le groupe pour en savoir davantage sur ce concept intriguant.


Auguste Picard de MetalQuebec.com : Quand est-ce que le groupe à été formé ?

Arkham : Les Grands anciens nous ont contactés pour former le groupe à la rentrée 1994. Le groupe appelé Arkham, en hommage à H.P. Lovecraft a été formé à l'origine par Syuth'n Guaraath et Comte d'Erlette, rejoints par deux autres membres. Il y a eu de nombreux changements de line-up pendant ces 8 dernières années qui ont malheureusement ralenti la production du groupe.

Actuellement nous recherchons une personne pour réaliser notre fond sonore (bruitages, samples, effets etc.) ainsi qu'un batteur à temps complet.


A. P. : Quelles sont vos principales influences musicales, à l'époque et maintenant ?

Arkham : Au commencement (1994), nous étions influencé par des groupes de doom/dark metal et de black metal (Paradise lost, Samael, Satyricon, Burzum).

Mais actuellement, si nos influences majeures restent les mêmes, nous nous ouvrons à d'autres styles comme l'ambiant, le dark indus, ... enfin tout ce qui fait partie de la "morbid culture". Nous apprenons aussi beaucoup dans les musiques de films au niveau des structures et des ambiances.

Toutefois nous essayons quand même de ne pas trop laisser paraître ce que nous écoutons dans Arkham.


A. P. : Pourquoi avoir choisi H.P. Lovecraft pour votre concept ?

Syuth'n Guaraath : Parce que Lovecraft est un écrivain qui a crée un univers passionnant et intéressant à décrire musicalement.

Comte d'Erlette : La littérature de H.P. Lovecraft représente ce en quoi nous nous reconnaissons, nous ne voulions pas développer un sujet dans lequel nous n'étions pas à l'aise. Nous n'aurions pas pu faire refléter notre identité sur un concept différent. La richesse du mythe de Cthulhu nous permet d'explorer de multiples ambiances et de créer une musique ayant une profondeur supplémentaire au niveau de l'image et des textes.

Notre démarche est d'illustrer musicalement le mythe à l'image d'une bande sonore mais évidement d'un point de vue metal.


A. P. : Préférez-vous chanter en français ou en anglais ? Pourquoi ?

S. G. : Les deux en privilégiant le français tout de même. Mais il ne faut pas oublier, par respect à Lovecraft, que ces nouvelles sont à l'origine écrites en anglais.

C. E. : En général les extraits écrits par Lovecraft sont retranscrits en anglais car les traductions françaises restent assez pauvres. Certaines parties plus personnelles sont en français et d'autres en rlye'han, la langue des anciens. Cthulhu ftag'n !!


A. P. : Ne trouvez-vous pas important qu'un groupe performe dans sa langue mère ?

S. G. : Ô que si. En France j'ai l'impression que chanter en francais dans le metal sombre n'est pas aussi courant que cela, boudé pendant très longtemps. L'anglais mais aussi l'allemand sont plus répandus.

C. E. : Ca dépend de l'impact que l'on veut donner à ses textes, si on veut qu'ils soient compris par un plus grand nombre de personnes il vaut mieux écrire en anglais mais d'un autre coté, et si on ne maîtrise pas parfaitement cette langue, je trouve plus impersonnelle l'écriture en anglais.

Le style d'un auteur est bien plus présent dans la langue natale, où il peut exprimer plus facilement ses émotions.


A. P. : Quand prévoyez-vous la sorti de votre mini-cd et sur quelle étiquette?

S. G. : Chez Battlesk'rs, le plus tôt possible. Nous sommes actuellement en train de travailler sur les arrangements des nouveaux morceaux, ainsi que sur le packaging qui s'annonce assez réussi pour le moment. C'est donc une affaire de quelques mois.


A. P. : Que prévoyez-vous pour l'avenir ?

S. G. : En premiers lieu, la sortie du mcd (évidemment), avec des dates en France, et pourquoi pas ailleurs. Nous verrons aussi ensuite pour un album. Nous restons absolument ouverts à toute proposition de label ou de concert.


A. P. : Pensez-vous exporter votre musique jusqu'en Amérique ?

S. G. : Pourquoi pas, Lovecraft a une sérieuse notoriété aux USA et même si le public a une toute autre approche de la musique je pense que notre groupe peut faire découvrir une vison plus européenne de H.P. Lovecraft et de la musique en général.


A. P. : Quelle atmosphère désirez vous faire ressentir aux auditeurs ?

S. G. : L'idéal pour nous serait d'arriver à faire ressentir à l'auditeur à peu près les mêmes émotions que lors de la lecture des textes de Lovecraft. Angoisse, désespoir, panique, crainte, émerveillement, etc. Réveiller et Endoctriner les âmes humaines pour le réveil de Cthulhu, voilà notre seule volonté.


A. P. : Dans l'avenir, croyez-vous vous éloigner du concept Lovecraft ?

S. G. : Sûrement pas, car Arkham est plus qu'un groupe, c'est la voix d'une entité qui survivra bien après nous. Nous ne sommes que des médiateurs. Nous voulons juste ajouter notre pierre au temple dédié aux grands anciens. Ils furent, Ils sont, Ils seront.


A. P. : Sur "Malediction" le son général de l'album rappelle le «Black Metal old school» désirez-vous rester dans cette voie ou du changement est prévu pour l'avenir?

S. G. : Ben disons que nous resterons tout de même très fidèles a nos racines du départ (Bathory, Darkthrone, Burzum, Venom etc...). Beaucoup de nouveau groupes on voulu se démarquer a tout prix en apportant des éléments nouveaux mais au lieu d'enrichir un style n'ont fait que l'édulcorer et ont, pour moi, perdu l'essence qui le caractérisait.

Evidemment les moyens techniques ont évolués et sont devenus plus accessibles, mais beaucoup de groupes se servent de la technique comme un instrument et non pas comme un outil, je pense également que les labels ont une grande responsabilité là-dedans.

Pour en revenir a une réponse précédente , j'ai l'impression que le Black Metal a voulu s'américaniser. Un peu à l'image du death.


A. P. : Lequel de vos cinq enregistrements est votre favori et pourquoi ?

S. G. : Nous sommes satisfaits de tous car ils représentent une étape de notre histoire. Bien que Malédiction soit le plus représentatif de ce que l'on fait actuellement. Je pense que dans un futur proche ce sera le mcd évidemment.

S. G. : Pour terminer, quelle est votre histoire de H.P. Lovecraft favorite ?


C. E. : Question très très difficile. Personnellement
j'adore énormément l'affaire Charles Dexter Ward pour de très multiples raisons, aussi bien littéraires que symboliques. Je ne pas dire qu'il y ait vraiment une préférence quand même. Tout est tellement cohérent qu'on pourrais pratiquement regrouper toutes les nouvelles de Lovecraft en une seule oeuvre.

C'est aussi pour cette raison que le terme mythe de Cthulhu existe et que son oeuvre a permis tous ses successeurs et admirateurs de poursuivre et compléter ce mythe. Cthulhu ne sera jamais mort. Car qui repose éternellement ne peut mourir et dans d'étranges circonstances, même la mort peut mourir.


S. G. : L'affaire charles dexter ward mais également le recueil de nouvelle « Dagon ».

Merci à toi pour l'interview, les anciens en tiendrons compte lors de l'émergence de rlyeh, WORSHIP CTHULHU FOREVER OR DIE !!!!!!!


Arkham sur la toile : arkham.oc.free.fr

Rédigé par Auguste Picard

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