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 | Entrevue avec le projet Hardcore/Metal H_Tray. |
H-Tray est un projet assez récent provenant de France. Leur Metal/Hardcore intense nous a motivé a en savoir davantage à leur sujet. Voici ce que Kek (guitare), Tintin (batterie) et Lulu (basse) avaient à nous dire sur le groupe.
Annie Fournier de MetalQuebec.com : Tout d'abord, félicitations pour Worst Times of Decline, il y avait longtemps que je n'avais pas entendu un Hardcore aussi agressif et sans concessions ! Êtes-vous satisfaits de cet album ?
H-Tray : Oui, surtout lorsque l'on reçoit de tels éloges, sachant que l'investissement financier du studio fut peu élevé ( 1100€ soit environ 1000$ ) et que nous n'y avons passé que 8 jours (4 pour les prises, 4 de mixage).
A. F. : Est-ce juste d'affirmer qu'autant H-Tray appartient à la scène Hardcore au plan idéologique et culturel (textes, images, etc.), autant il est très près de la scène Metal au niveau du son et des compositions ?
H. T. : Tu as très bien cerné le groupe.
A. F. : En fait, je dirais même que vous avez un son très Death Metal. Êtes-vous des grands amateurs de Death ou Black Metal ?
H. T. : En partie oui, Dimmu Borgir, Cannibal Corpse, Old Man Child, Cryptopsy, Soilwork mais aussi All Out War, God Forbid, Candiria...On garde le meilleur de ce qu'on entend. Il faut dire quand même que l'on écoute bien d'autres styles (Trip-hop, Jazz).
A. F. : Vous semblez assez engagés si l'on se fie aux textes du groupe. Pensez-vous que la plupart des groupes n'ont carrément rien à dire au niveau social ?
H. T. : En ce qui nous concerne, on traite beaucoup de problèmes de "société", tous ce qui est source de conflit, des guerres de religion à la liberté d'expression. En gros l'universalité des maux. Il est vrai que la majorité des groupes de HxC basent leurs paroles sur l'unité et la fraternité du milieu, ce qui n'est pas notre principal occupation.
A. F. : Comment se porte la scène Hardcore en France, est-elle en bonne santé ?
H. T. : Il y a un renouveau depuis environ 2 ans, de plus en plus de monde aux concerts, une plus grande diffusion dans les médias nationaux, et la présence d'une multitude de stands indépendant dans les concerts qui permettent une large promotion pour les groupes.
A. F. : Est-ce dur de percer au niveau international pour un groupe comme H-Tray ?
H. T. : Pour l'instant, nous sommes notre propre tourneur, manager, producteur et nos démarches sont surtout ciblées sur la France. Au passage, un échange culturel avec un groupe québécois peut être envisageable.
A. F. : Est-il possible qu'il y ait une influence des premiers Earth Crisis dans H-Tray (le chant en particulier) ?
H. T. : Nous n'étions pas au courant. En tout cas ce n'est pas notre première source d'inspiration.
A. F. : Que pensez-vous de la scène vegan/straight-edge, en faites-vous partie ?
H. T. : Non, mais nous respectons ce mouvement. Notre ancien bassiste est un fervent partisan du mouvement.
A. F. : Petit volet politique : opinion sur la guerre en Irak ?
H. T. : On est content de la position de notre président, et trouvons un peu regrettable l'influence, via l'économie, qu'ont les États-Unis sur les pays d'Europe. À notre époque, plus personne n'est vraiment enthousiasmé à l'idée d'une guerre, et surtout si elle est bactériologique.
A. F. : Quels sont vos plans pour 2003 ? Des tournées en perspective, sûrement ?
H. T. : Des dates à travers la France, pour défendre l'album car c'est sur scène qu' H-Tray prend toute son ampleur.
A. F. : Merci pour l'entrevue, continuez à être intenses !
H. T. : Voilà, je te donne aussi l'adresse du site, si tu peux l'indiquer pour ceux qui voudront écouter des extraits des morceaux : htray.free.fr. Encore merci pour votre soutien.
Rédigé par Annie Fournier
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